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:: Onchocerciasis

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

Programme de Helen Keller International en Guinée

Country Profile:

Total population:
GNI per capita:
Life expectancy at birth:
U5 mortality rate:
Infant mortality rate:
Adult illiteracy rate:
Onchocerciasis prevalence:
Vitamin A Deficiency prevalence:
Trachoma prevalence :
Cataract backlog:

 

7 612 000


210/1000


HKI Programs en Guinée:

:: LA LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN GUINEE

En Guinée, l'onchocercose couvre plus de 85 % du territoire national et plus de 2 millions de personnes étaient exposées au risque de contracter la maladie avec plus de 2 000 aveugles recensés.
Avant le début de la lutte, la prévalence de la maladie était supérieure à 60 % en zone de savane (Haute Guinée notamment). Le Potentiel Annuel de Transmission était estimé à environ 200 à 1550 larves infectantes par homme et par an.
C'est pourquoi, dans le cadre du contrôle du vecteur de la maladie, il a été mis sur pied en Guinée depuis 1987, une structure administrative et technique composée d'une coordination du Programme (avec siège à Kankan), de secteurs et de bases opérationnelles.
Les bases opérationnelles de Beyla, Dabola, Faranah, Kankan, Kérouané, Kissidougou, Kouroussa, Mamou et Siguiri couvraient les bassins fluviaux du haut Sassandra, du Sankarani-Dion, du Milo-Niandan, du Mongo/Kaba, du Tinkisso-Bakoye et du Kolenté dans le cadre de l'évaluation de l'impact des traitements larvicides sur la transmission de l'onchocercose. Parallèlement, se faisait la distribution de l'ivermectine à partir de 1990 d'abord par équipes mobiles, ensuite par la communauté villageoise depuis 1997, à travers la stratégie du Traitement par l'Ivermectine sous Directives Communautaires (TIDC).

Les activités de ces bases ont consisté au contrôle du vecteur par des captures des simulies suivi de dissection, à la prospection des gîtes pré-imaginaux, à la lecture des échelles de crue, au contrôle et à l'entretien des dépôts d'insecticides et de Kérosène.
Au total, quarante six points de capture répartis sur ces bassins ont été suivi de façon hebdomadaire depuis 1989 avec l'appui logistique et financier de l'OCP, par 23 équipes d'évaluation entomologique composée chacune d'un technicien entomologiste, d'un chauffeur et de deux captureurs.

Des résultats atteints :

Au plan entomologique : le principal indicateur est le potentiel annuel de transmission ; les chiffres avant le début des traitements larvicides étaient compris entre 143 et 1551 larves infectantes par homme et par an selon les bassins alors que la norme prévoit que ce potentiel doit être inférieur à 100 larves infectantes par homme et par an.
Au 31 décembre 2001, ce potentiel a varié sur l'ensemble des bassins entre 56 et 0 larves infectantes par homme et par an.

Au plan épidémiologique : la prévalence de l'onchocercose qui était comprise entre 88 % et 43 % avant le début des traitements, est réduite de nos jours à 0 voire 1 % grâce aux stratégies combinées de lutte antivectorielle et traitement à l'ivermectine.
A la lumière de ces résultats, le Comité Consultatif des Experts du Programme en accord avec le Comité Conjoint du Programme, a décidé de l'arrêt des activités de lutte contre le vecteur dans les bassins du Milo, du Sassandra, du Sankarani, du Mongo/Kaba et du Kolenté le 31 décembre 2001 et les autres bassins, le 31 décembre 2002.

L'arrêt de ces activités n'est pas synonyme d'élimination totale de l'onchocercose, mais plutôt l'atteinte d'un objectif : celui de l'arrêt de la transmission de l'onchocercose et par conséquent, l'élimination de l'onchocercose en tant que problème important de santé publique.
Il appartient désormais aux équipes des DPS des zones concernées, aux autorités responsables des communautés visées, d'assurer la consolidation de cet acquis et de veiller à ce qu'il n'y ait pas de retour de la maladie car, tant qu'il y aura la mouche et un seul individu porteur du parasite, il persistera le risque transmission de la maladie.

Pour ce faire, la Guinée, à l'instar des autres pays membres de l'OCP s'y est activement préparée depuis un certain temps.
A cet effet, est-il utile de rappeler que dans la perspective du retrait définitif de l'OCP le 31 décembre 2002, il a été amorcé à partir de 1996, le transfert, l'intégration et la décentralisation des activités de OCP aux pays, notamment le traitement à l'ivermectine, la surveillance épidémiologique et entomologique et la gestion des données de ces différentes activités.

Dans cette optique, la coordination nationale, avec l'appui technique et financier de OCP et des ONG, Sight Savers International et OPC, a assuré la formation de 16 équipes préfectorales de surveillance épidémiologique et la mise en place du TIDC dans plus 7 000 villages à travers la Guinée. Deux cent onze centres de santé répartis dans 24 DPS sont impliqués au processus de mise en œuvre du TIDC et plus de 350 infirmiers et médecins ont été formés à cet effet.
L'ivermectine, médicament très efficace contre les microfilaires, est gratuitement offert par le laboratoire Merck à tous ceux qui en ont besoin et aussi longtemps que cela sera nécessaire. Il devra donc être gratuitement distribué aux populations bénéficiaires. Il appartient désormais aux équipes des centres de santé et des DPS de veiller à ce que ce traitement soit effectif et efficace.

Le Programme de lutte contre l'onchocercose a été entièrement consacré jusqu'ici à la lutte contre la maladie dont l'importance est tout à fait singulière du double point de vue sanitaire et socio-économique. Et en cela, il a été une incontestable réussite. Le moment est maintenant venu pour les techniciens et responsables de tout bord, de tirer parti de cette réussite

:: Perspectives après OCP

1. Traitement par l'Ivermectine sous Directives Communautaires (TIDC) dans les villages des préfectures de Kankan, Kouroussa, Mandiana, Kérouané, Siguiri, Kissidougou, Beyla, Lola, Yomou, Gueckédou, Macenta, N'Zérékoré, Kindia, Forécariah, Mamou, Koubia, Tougué, Mali, Gaoual, Lélouma, Koundara, Faranah, Dabola et Dinguiraye.

2. Surveillance épidémiologique simple utilisant les examens de biopsie cutanée, du pansement à la diéthyl-carbamazine, d'acuité visuelle et la palpation de nodules dans les villages des bassins fluviaux du Sankarani-Dion, Niger-Mafou, Milo-Niandan, Tinkisso-Bakoye, Bafing, Mongo-Kaba, Kolenté, Gambie et Koulountou-Koliba. .

3. Surveillance entomologique de l'Onchocercose dans les bassins fluviaux ci-dessus cités (à l'exception du Koulountou-Koliba et de Gambie pour lesquels il s'agira plutôt d'une étude de l'impact de l'ivermectine sur la transmission).

 

   

:: Onchocerciasis Control Perspective in Guinea

 


The Oncho program operates in 6 Special Intervention Zones (SIZs). Most of these zones are badly affected by the influx of refugees or returnees from Cote d'Ivoire, Liberia and Sierra Lone. They are also the most disadvantaged in terms of health and administrative infrastructures. The Oncho Program covers 7 000 villages with one distributor per village.
DPS Number of health centers Number of villages Population Number of community distributors
DABOLA 9 306 104 111 405
DINGUIRAYE 8 506 148 342 922
FARANAH 12 432 127 096 588
KISSIDOUGOU 4 181 145 327 346
KOUROUSSA 12 301 132 764 508
SIGUIRI 13 670 240 125 1022
TOTAL 58 2396 897 765 3791
Source: National Onchocerciasis Control program, Guinea. (PNLO - Guinée)

Table I : Number of villages in the Special Intervention Zones (SIZ)

Efforts needed in the SIZ and Strategies used:

Reinforce the CDTI program through:

1. Sensitization and mobilization of communities and opinion leaders
2. Distribution of Ivermectine to all eligible villages and migrants
3. Training of stakeholders
- a. Health Agents
Train leaders and distributors
- b. Community Agents / distributors
4. Supervision and regular follow up
a. Goal is to reach : 100% of all concerned geographical zo
85% of all people that need to be treated
5. Monitoring and Data management
6. Surveillance

 

Possible HKI role:

There are already 2 NGOs in Guinea working in Oncho control.

OPC: in Kissidougou, Kourroussa and Siguiri
SSI: In Faranah, Dabola, Dinguiraye

What they do:

  • Give fuel for distribution to the central level (1200l) and the prefectoral health directions (200l / prefecture)
  • Incentives to National Level, Prefectoral level and health agents to go in supervision.
  • Provide motorcycles
  • Training of Trainers for the Community Distributors (OPC)

NEEDS are in the following areas:

IEC
Development of IEC strategy and material as well as accompanying training on how to use the IEC tools.

Monitoring and Evaluation

  • Logistic support to supervise at the village level
  • Evaluation and Improvement of monitoring tools
  • Incentive (could be in nature) to the Community Distributors

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